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A la recherche de l'amour idéal

Chimère ou utopie?
 
 
 
Chacun d’entre nous, malgré les barrières défensives, y aspire et ce depuis notre naissance voire même lors de la vie intra-utérine. Il a été prouvé plusieurs fois l’importance du contact physique chaleureux et bienveillant en plus de toutes les interactions inhérentes à ce sentiment d’amour et d’affection dans le développement et la survie de l’être humain, de l’être vivant.
 

Mais il n’est plus à démontrer également l’ambivalence de ce sentiment amoureux, au sens large du terme: il nous est vital, il peut nous embarquer et nous propulser positivement tout comme il peut nous faire sombrer dans des profondeurs obscures au sein desquelles incompréhensions, contrariétés, rancœurs se font l’écho dans notre mémoire corporelle et affective de douloureux sentiments. Et c’est ainsi que les mécanismes de défenses opèrent afin de nous mettre à distance voire de nous couper par la fuite ou par le biais de manœuvres complexes, généralement inconscientes, de toute sensation de souffrance ou d’inconfort (souffrance et inconfort bien souvent entretenus par ces mêmes manœuvres).

 

 

Qu’en est il exactement? Que (et pas seulement qui) entre en jeu dans le choix d’un partenaire?

 

Depuis Freud, il est convenu d’admettre que lors d’un attrait amoureux entre deux individus, le facteur principal qui entre en piste est ce fameux inconscient et ses méandres. Sylvain Mimoun (célèbre gynécologue et sexologue) et Rica Etienne écrivent dans leur livre Sexe et sentiments: “Dans le couple, nous sommes au moins 5: toi, moi, notre relation, papa, maman...”

 

Toute relation que nous créons, va effectivement se produire à partir d’éléments anciens et enfouis de notre plus lointain passé. La relation de couple devient alors le lieu où va se rejouer, à notre insu, des scènes de notre enfance qui portent généralement le poids des carences qui n’ont pu être comblées: absence ou maladresse d’affection, d’attention, de tout ce qui est inhérent à des marques d’amour dans la communication verbale et para verbale (mots, contacts, regards, émotions). Or ceci est nécessaire à la construction saine d’un individu dans son estime et confiance en lui et envers autrui, dans sa légitimité en tant qu’être mais aussi dans la construction de sa sécurité intérieure.

 

Si le regard aimant sain et constructif a été défaillant durant l’enfance, nous missionnerons, sans en avoir conscience, le partenaire idéal de répondre et combler ces failles. Or, celui-ci ne sera, ne pourra jamais être à la hauteur de ces attentes-là, puisque l’attente implicite se situe dans le fait de colmater des brèches qui ont été crées par les figures parentales.

 

 Ainsi les enfants qui ont grandi auprès de parents présentant des failles d’amour (que cela soit entre eux dans le couple parental ou bien envers les enfants: parents absents, défaillants, dépressifs, narcissiques...) se construiront en fonction de ce manque, de cet absence de regard constructeur et valorisant et présenteront ainsi des traits de personnalités adaptés à leur besoin de se sentir aimés: ils porteront en eux cette faille à combler, ce besoin de sécurité à satisfaire, les rendant bien souvent dépendants de toute relation affective. C’est ainsi que se construisent les personnes qui en viennent à s’oublier pourvu qu’elles puissent rester dans une relation qu’elles pensent sécurisante, même si celle-ci s’avère nocive pour elles. De peur d’être abandonnées, elles auront tendance à s’abandonner elles-mêmes, au risque de reproduire éternellement le même schéma, de relations en relations.

 

A l’inverse, d’autres personnes seront amenées à se protéger d’une relation parent/enfant étouffante dans l’enfance. Ainsi celles et ceux qui auront grandi avec un parent étouffant (surprotecteur, envahissant, infantilisé c’est à dire qu’il recherche inconsciemment dans son enfant le rôle d’une mère ou d’un père qui aura été lui-même défaillant) auront la nécessité de maintenir de grandes distances dans leurs relations amoureuses afin de préserver leur espace d’intimité qu’ils n’auront pas eu durant l’enfance. Ce sont des personnes souvent coupées de leurs sensations, de leurs corps et dont le mécanisme de défense se situera dans l’activisme afin d’éviter d’entrer en contact avec leur univers émotionnel.

 

Les attractions humaines étant ainsi faites, chacun des 2 protagonistes d’un couple sera attiré par le modèle qui lui est nécessaire à la prise de conscience des failles et blessures de chacun et qui se rejoueront dans le couple dont la relation se fera l’effet miroir de l’un et de l’autre, chacun s’attirant et se repoussant.

 

 Or, puisque le fusionnel a besoin d’intimité avec l’autre et d’attachement pour le sécuriser, et que le solitaire ou l’évitant a besoin d’espace, de liberté et d’intimité personnelle, il va y avoir une incapacité mutuelle à satisfaire nos besoins primaires ce qui entretiendra un sentiment de frustration et d’impuissance tant que tout ceci n’est pas parvenu à la conscience.

S’il nous est souvent difficile d’accueillir l’idée que nous recherchons inconsciemment l’image de celui, père ou mère, dont l’amour nous a fait défaut dans notre construction du moi, quelles que soient nos intentions conscientes, il s’avère que nous sommes attirés par des êtres qui présentent certaines des mêmes caractéristiques (positives et négatives) de nos parents et ce sont celles qui ont provoqué nos failles qui influent le plus dans nos choix inconscients.

 

Si la région du cerveau qui dirige notre recherche affective était celle qui dicte la logique, nous nous mettrions en quête d’un(e) partenaire qui compenserait les failles parentales plutôt que de les reproduire. Or, c’est notre inconscient et notre cerveau émotionnel qui nous poussent à reproduire les anciens schémas dans l’espoir dissimulé de les résoudre et de les dépasser.

 

C’est ainsi que nous nous obstinons à nous enfermer dans des situations qui nous font souffrir ou ne nous satisfont pas, nous donnant l’illusion par ailleurs d’un semblant de sentiment de sécurité et de confort puisque il s’agit d’un schéma connu dans lequel notre éternel besoin d’être aimé et reconnu nous empêche de faire preuve de discernement.

 

Nous pourrons reproduire inlassablement les mêmes scénarios tant qu’un travail sur la prise de conscience de nos conditionnements passés qui influencent notre présent n’aura pas été entrepris.

 

 Prise de conscience qui nous harmonisera dans notre tridimensionnalité d’individu afin de faire cohabiter les éléments de notre passé avec ceux de notre présent vers un futur en adéquation avec nos véritables besoins.

Si la relation de couple n’est plus abordée comme un colmatage ou un remède à nos failles, elle devient un terrain favorable pour se redécouvrir avec un regard neuf et épuré sur nous-mêmes, afin de porter un regard authentique et libéré sur l’autre et sa relation.

Prendre conscience de nos manques et de nos attentes qui y sont liées afin de se responsabiliser dans leur prise en charge et s’en libérer, par là même d’en libérer sa relation.

Comme le dit Jacques Salomé, la principale transformation vient de soi, prendre soin de son intimité personnelle afin d’accéder à l’intimité du couple. Se considérer avec empathie entraînera un regard plus compatissant sur le partenaire également.

Pour cela, oser entrer dans son ressenti, accueillir toutes les sensations en soi, renouer avec soi, son corps, ses émotions, ses perceptions, son image, son schéma corporel dans sa globalité afin de déposer un regard neuf sur soi, libéré de tout conditionnement parasitant et limitant.

 

 

C’est en prenant soin de soi, en se responsabilisant par rapport à ses blessures propres et en libérant le partenaire de toute mission de sauvetage ou de colmatage, que la relation se trouvera équilibrée et allégée, pleinement emplie d’un rapport d’adulte à adulte, respectueuse et lucide sur l’expression de nos besoins et de ceux de l’autre et ainsi résolument tournée vers un rapport sain et durable.

De ce fait, nous remettons le partenaire à sa juste place, nous le légitimons dans notre sentiment gratuit amoureux, nous le rendons également responsable de ses propres blessures, la relation n’est plus stérile mais devient riche et solide, ouverte sur l’univers des possibles, sans attente déplacée.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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