© 2016 Valérie Blaecke       -        Tous droits réservés        -        Mentions légales

Téléphone : 06 20 69 38 55

 

October 17, 2018

January 30, 2018

November 14, 2017

Please reload

Posts Récents

De la plasticité cérébrale à la Sophro danse

August 11, 2017

1/2
Please reload

Posts à l'affiche

Favoriser une relation fluide avec ses enfants

Le concept de “soupape de sécurité”
 

 

Notre société actuelle ne favorise pas toujours une fluidité dans les relations parents/enfants, au-delà de toutes les adaptabilités en lien aux différents modèles familiaux inhérents à l’évolution de nos structures sociales.

 

En effet: les enfants sont de plus en plus confrontés à trop de choix, de choses, d’objets, d’activités, de sollicitations avec de moins en moins de temps. Sans oublier le fait que les parents, qu’ils soient ensembles ou séparés, semblent avoir, d’après les statistiques, de moins en moins de temps à leur consacrer devant faire de leur côté également face à ces contraintes instaurées par la société du rendement et de la productivité.

 

Les 4 grands piliers de l’excès étant: trop d’affaires, trop de choix, trop d’informations et trop de rapidité.

De cela résulte, en plus des parents, des enfants souvent stressés et anxieux, rencontrant pour certain des difficultés scolaires ou rencontrant des troubles du comportements.

 

Plutôt que de stigmatiser ou d’étiqueter ceux-là, et tout en sachant que le stress des parents et des enfants se communiquent et s’entretiennent mutuellement, regardons de plus près comment nous adapter à ces situations, de la manière la plus bénéfique pour tous.

 

 Dans son livre “Parents tout simplement”, Kim John Payne préconise aux parents de rendre à leurs enfants l’espace et la liberté dont tout enfant a besoin pour cultiver son attention et épanouir sa personnalité.

 

Pour cela, l’auteur nous parle de temps de respiration et de récupération répartis dans la journées et nécessaires aux enfants tout comme aux parents.

Vous savez, ces moments où tout objectif de rendement ou de respect du temps est écarté, lors desquels s’échappent toute pression émotionnelle emmagasinée durant une journée?

 

Ces moments de soupape, permettront à l’enfant de se retrouver sereinement et en sécurité avec lui-même, ceci afin de le préparer durablement à une soirée propice au calme tout en évinçant les situations de rapport de force et en fluidifiant sa relation avec son entourage.

 

Il suffirait de 2 ou 3 instants de soupape de sécurité répartis dans la journée pour permettre à l’enfant de s’apaiser, de favoriser sa sécurité émotionnelle et ainsi fluidifier sa connexion à lui-même et à son entourage.

 

 

Depuis quelques années, les recherches en neurosciences nous aident à comprendre le fonctionnement de notre cerveau. Récemment, il a été découvert l'existence dans notre cerveau d'un ensemble de zones reliées entre elles en réseau, et que Christophe André nomme « réseau par défaut ». Pourquoi ce terme? Parce qu'il s'agit des zones du cerveau qui s'activent lorsque nous ne faisons rien. Ainsi, lorsque nous ne faisons rien, notre cerveau continue de travailler à sa façon.

 

Il semble que notre cerveau profite de nos moments de non-action pour réexaminer nos souvenirs et nos expériences, les classer, les archiver, établir des liens entre passé, présent et futur. Bref, il se livre à tout un tas d'activités automatiques précieuses, un peu comme lorsque nous prenons du temps pour ranger notre maison ou songer au cours de notre vie.

 

Ces moments où nous permettons à notre cerveau d'être en roue libre nous amènent à revivre intérieurement tous nos comportements, nos échanges, à évaluer leurs conséquences, à leur attribuer un sens, etc. Il est donc essentiel que notre “réseau par défaut” fonctionne de manière régulière.

 

Ainsi, se permettre (et permettre à nos enfants) de ne rien faire, ne pas chercher à remplir forcément un emploi du temps, ne pas favoriser une sur-stimulation ni une sur-activité, accueillir l’ennui, a toute son importance dans la possibilité de se retrouver avec soi-même, en dehors de toute contrainte ou obligation.

Favoriser une intériorité en contre-poids avec tout ce que nous produisons comme activité ou rendement matériel.

Lorsque nous savons que nos incapacités modernes à ne rien faire seraient un des facteurs de stress, nous comprenons aisément l’importance de ces moments de soupape, de dépressurisation, de calme, de contemplation pour l’enfant comme pour l’adulte.

 

 

sur activité et sur stimulation

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

laisser des soupapes de sécurité

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Kim John Payne, consultant familial et auteur de la méthode de la simplicité parentale, préconise dans son livre “Parents tout simplement” quelques attitudes à favoriser pour respecter ses soupapes de sécurité:

 

 

 

Un temps calme ou une sieste pendant la journée

 

Favoriser un moment de calme dans la journée

Que ce soit en période scolaire ou en vacances, favoriser des moments de réel repos, permettant la récupération du corps et du cerveau.

Même si l’enfant est en maternelle, les temps de sieste ne sont pas toujours évidents par cause de manque de place. La priorité étant donnée aux touts-petits.

Dans ce cas, donner la possibilité à l’enfant de passer un moment calme, seul ou avec vous selon son âge, sans se précipiter dans le fait de l’occuper ou de le stimuler ou encore de l’abreuver de questions sur sa journée.

 

 

 

Des temps plus actifs de jeux en plein air
 

Après une journée intense d’école, pour les petits comme pour les grands, et après un moment calme, tenter de favoriser un temps libre de jeux, idéalement en plein air, au contact de la nature, sans insister sur une surveillance accrue une fois les limites et le cadre de sécurité établies.

 

 

 

Laisser l’enfant libre de sa créativité et de son besoin de décharger les tensions accumulées lors de sa journée. Porter un regard bienveillant et sans jugement, en respectant sa distance de jeux, sans être intrusif. Cela renforcera par la même occasion la confiance en soi de l’enfant qui sera le témoin de la confiance que vous lui accordez dans ce laps de jeux libre de toutes directives.

Arpenter le jardin, ou aller au parc et laisser l’enfant s’approprier cet espace comme une redécouverte à chaque fois, jouer seul avec un morceau de bois, escalader un arbre, construire une cabane ou partager ces explorations avec d’autres camarades. Il s’en fera une joie à laquelle il sera présent pleinement et en toute sécurité renforçant ainsi son espace imaginaire et toutes ses ressources positives.

 

Allumer une bougie pour favoriser une transition

 

Allumer une bougie comme un rituel pour signifier la transition d’un moment de jeux au temps du bain ou du repas, Kim John Payne préconise d’allumer une bougie dont la flamme apaisante et chaleureuse favorisera un moment calme propice au changement d’état.

S’amuser à observer simplement avec son enfant la danse de la flamme peut favoriser un lâcher prise mental dans un moment agréable de partage en amenant le cerveau à émettre des ondes alpha qui sont celles émises par notre cerveau lors de la relaxation légère et de l’éveil calme.

 

 

 

 

Retrouver le temps des histoires
 
Se retrouver calmement sur le canapé ou sur le lit le temps d’une histoire, lue ou inventée, par l’adulte ou l’enfant, quel que soit son âge, favorisera une belle complicité, stimulera l’imaginaire, la confiance en soi, et permettra peut-être l’expression et la libération de certains questionnements restés en suspens en lien avec des situations vécues lors de la journée de l’enfant.

 

En effet, par la facilité des enfants à s’identifier aux personnages réels ou imaginaires rencontrés lors de ces instants de lecture partagés, ils trouvent en cela un terrain fertile à l’expression de ce qui ne leur était pas accessible par eux-mêmes. Et ainsi, il est plus aisé d’identifier et de nommer les émotions en lien aux situations de leur quotidien.

Il s’agit d’une jolie façon d’appréhender leur univers en respectant leur pudeur et jardin secret.

 

Que ce temps de lecture soit partagé ou non, selon l’âge de l’enfant (en sachant qu’un tout petit enfant peut passer un certain temps avec un livre d’image, à l’appréhender dans ses mains, se l’approprier par ses 5 sens), ces instants passés en compagnie d’un livre permet à l’enfant de se déconnecter de ses pensées parasites, de lâcher prise avec son mental analytique, et de se trouver plongé dans un univers où l’histoire de son livre fait écho à ce qu’il peut vivre dans son quotidien. Véritable moment d’intimité avec soi-même, les temps de lecture ont une part de magie et d’émerveillement favorable à l’épanouissement et à l’équilibre de l’enfant.

 

 

 

 
 
 
 
Se mettre à l’écoute des sensations et émotions de l’enfant
 

Profiter du calme ainsi établi pour se mettre à l’écoute de son enfant, juste avant le câlin et le bonne nuit qui clos la journée.

Et ainsi remplacer les questions dont nous assaillons les enfants dès la sortie de l’école et auxquelles nous n’avons pour toute réponse au mieux un certain grommellement, au pire un silence détourné.

 

  • Ainsi les “Tu as bien travaillé?”, “Tu t’es bien amusé?”, “Qu’est ce que tu as mangé à la cantine?”, “As tu eu des notes?”, “Qu’est ce que tu as fait aujourd’hui?”

  • pourraient devenir des: “Comment t’es su senti aujourd’hui?”, “As tu vécu des émotions?”, “Qu’as tu ressenti de positif?”, “Et de négatif?”, “Veux tu me parler de tes sensations perçues dans ta journée?”, “Quelles sont-elles maintenant?”

De ce fait, plutôt que de poser des questions qui enquêtent sur une notion de performance et d’action, orienter ses questions sur une notion de ressentis, de sensations, de perceptions et d’émotions.

 

S’intéresser à la personne plutôt qu’à son rendement, à l’être plutôt qu’au faire et ainsi légitimer également l’état et le ressenti intérieur de son enfant qui pourra se sentir de ce

fait écouté et pris en compte dans sa globalité.

 

Faire en sorte que son enfant se sente suffisamment sécurisé pour qu’il puisse ensuite s’éloigner et vivre sa vie. Voilà une des plus belles preuves d’amour d’un parent envers son enfant.

 

 

 

 

 

 

      

 

 

Share on Facebook
Share on Twitter
Please reload

Retrouvez-nous
Rechercher par Tags